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Non, Clotho ne tricocrochète pas jour et nuit, pas plus qu'elle ne cocoricote tout le temps, et d'ailleurs, ses nuits sont-elles aussi belles que ses jours, et ses jours aussi fous que ses nuits ( ici, violons, envolée lyrique à la Pulitzer et deux euros cinquante le tome numéro un avant d'être jeté au pilon)... et... si pour certains tricots (aïe, là, le mot qui coince, "tricot", peuh... ça dégringole), si pour certains tricots, dis-je,  la vie n'était qu'un songe (dommage, Clotho n'a pas de mèche blonde à rejeter négligemment, tout en rentrant légèrement la tête dans l'épaule droite) ? Si certains tricots passaient beaucoup de temps à paresser, à somnoler, donc à rêver ?

Il dort, il dort, le cache-coeur tricoté d'une seule pièce et dessiné by herself ; évidemment, sur les aiguilles, c'est devenu un peu moins simple pour les neurones, un vrai cauchemar (notez le renversement de situation), il a fallu calculer la symétrie, les augmentations et les diminutions, les robinets qui coulent, le prix de revient au mètre carré, la variable x et l'exponentielle machin (Zazie, au secours Zazie !) : oui les cocottes qui tricotent, au crochet c'est facile, mais aux aiguilles, Clotho vous attend quand il faut tout faire d'un seul tenant sans tricoter en rond !

Seulement là, ça sent l'urgence de l'océan, il est grand temps de se réveiller.

Epilogue dans quelques jours, donc.