roche_d_espeil

                                                             DSCF1490

                                                             2011_01_121

"Au milieu du chemin de notre vie

je me trouvai dans une sylve obscure,

où n'était la droite voie ensuivie."

L'hiver en sa grande nudité me ramène toujours à ces tout premiers vers de la Divine Comédie. L'Enfer. Tout me paraît alors caverne obscure, antre de la sybille, bouche du labyrinthe. Et tandis qu'allègrement vers moi Astérion -ou le Minotaure- trottine ou attend, ruminant, au détour du chemin, je dévide mon fil, je dévide mon fil, je dévide mon fil...

(Travail en cours avec force fils arachnéens offerts, récupérés et parfois teints par fermentation des bruyères qui fleurissent encore au-dessus des Calanques. Deux ou trois fils pris ensemble, effets sourds et subtils, un bel enfer, crochet 2.5)