Aller au plus simple, "au pif", du haut vers le bas et sur aiguilles circulaires, en ménageant quelques rangs raccourcis pour l'encolure. Faire ses propres semis pour enrichir la couleur, ne pas se casser la tête pour le jacquard, mais bien croiser les fils tout de même... Et puis, les pulls, moi je les aime très amples et un tout petit peu longs.

2014-03-031

les laines : artisanales, toutes. Pour certaines teintes naturellement, pour d'autres filées à la main. Un peu de "flowerbed" sur les manches.

Des cadeaux : Binoo, si tu es encore là, les deux magnifiques écheveaux offerts il y a très longtemps pour une "robe couleur du temps". Potiron, un peu de ta laine de pays, trempée dans différents jus, des fins de bain (lilas subtil et vert amande). Barjolaine, du yack très doux tricoté avec le lilas.

Et puis cette soie sauvage, irrégulière, increvable, filée par une femme de la Drôme qui "éduquait" les vers à soie. Elle fut tout d'abord transformée en un pull que j'ai porté des années, puis détricotée sans jamais casser, à peine un peu décolorée mais c'est cela qui a du charme.

Et ce mohair et soie aux tons flammés, plus beau que toutes les laines japonaises en vogue. Il venait d'une ancienne filature alsacienne, je l'avais trouvé tout près de l'Odéon, il y a plus de trente ans, dans une petite boutique qui a fermé ses portes, tout comme la filature... j'en avais fait des "snoods" sans même savoir comment s'appelait ce truc qui m'avait paru plus pratique qu'une écharpe qui me réserverait à coup sûr le sort d'Isadora Duncan... (allez, cherchez !)

DSCF5235Et puisque je ne comprends rien au retardateur, je fais ce que je peux !

2014-03-06