26 novembre 2009
fleur d'épines et la robe couleur du temps - flor de espina y el vestido color del tiempo
Quand les branches se dénudent, et que les yeux se perdent dans le lacis des branches, troublantes sont alors les arabesques de la broussaille, frêle ossature du désordre. C'est la saison où me revient ce conte, Fleur d'Epine, que je lisais, le soir, à mes enfants. Un avatar de la Belle au Bois Dormant... Fleur dormait dans son cocon d'épines où des princes déchiraient leurs mains nues.
(tour de cou Clotho au crochet, point de coquille, pure laine et finition cashmere et soie que les amies reconnaîtront... ).
Il semble donc que certaines soient nées au moment où "tout bois prend racine", qu'elles fussent ivraie ou mauvaise graine...
Il semble aussi que ces jours-ci il pleuve ou, plutôt, se déposent dans ma boîte aux lettres des fils tissés la nuit... Il semble que des voix amies soufflent à mon oreille "voici venir ta robe couleur du temps"...
MERCI BARJOLAINE, MERCI BINOO, MERCI FIFANE !
25 novembre 2009
donner des ailes - dar alas
C'était là. Et nous sommes le 25, dong ! N'étaient-ce pas les petits mâles que Cuanac jetait dans le fleuve ?
Donc, si vous relisez l'histoire, vous ne vous poserez plus de questions sur le sexe des anges.
voici les vôtres (et maintenant, vous assumez, les filles !) :
23 novembre 2009
et les angelots ? - ¿qué tal, los angelitos?
Bientôt le 25 ! Vous pensez à m'envoyer vos photos des petites mâles jetés dans le fleuve et auxquels Yemanyah fait pousser des ailes ? Dans une vitrine de Gérone, à la Toussaint, ces séraphins pudiques :
Et puis, hier je vous ai dit qu'avec plusieurs rangs, le collier de chiffon rendrait bien mieux, jugez vous-mêmes :
Voilà une idée que même les petites filles peuvent s'amuser à bricoler les jours de pluie ! Si elles ne crochètent pas, elles n'ont qu'à entortiller le fil autour des bandes de chiffon. Pour la finition, j'ai enfermé les brins par 3 dans un petit gland de crochet, mais on peut aussi entortiller avec des fils très soigneusement serrés, comme des épissures, pour celles qui connaissent ces techniques de voile...
22 novembre 2009
chiffons font font... - trapío trapillero
Tours et détours.
Des mètres de tricotin et des pelotes de chiffon ... Un peu de fil de coton, des bouts de laine, un vieux bouton, tournicoti-tournicoton :
Trois tours de manivelle, deux tours de passe-passe
et voici des atours à délier les (mauvaises) langues ! Il en faudrait trois ou quatre rangs de plus pour que ce soit vraiment sympa, je vous montrerai ça une prochaine fois !
Quelques minutes plus tard ...
Je viens de tester un autre "truc" : j'emprisonne les chiffons dans une maille serrée au crochet, sans passer par l'étape tricotin, voici ce que ça donne :
alternative possible pour des associations.
21 novembre 2009
je meurs ! - me muero
Arrêtez les filles ! C'est une conjuration ! Les RG vont finir par s'inquiéter des paquets qu'on dépose chez moi. Ce matin, c'est Babouuu et les délices chocolatées qu'elle prépare pour Noël dans son atelier de Sauveterre de Béarn, autrement dit les chocolats Charrier et les spécialités médiévales de la maison : du fondant, du croquant, du mirobolant...
Merci, Babouu, tu prends soin de mes papilles (et de ma ligne...), ils sont exquis !
de la folie ! - ¡pura locura!
Lointaine et proche, d'ici et de là-bas, ELLE semble vivre au rythme d'un coeur qui ne bat que pour les autres.
Et c'est de la folie.
Je l'imagine la nuit venue, tandis que Mjid et Hamza dorment, penchée sur ses aiguilles, comptant les mailles, tirant la laine... C'est pour moi qu'ELLE a tricoté son premier châle. Dans une matière et une couleur aussi douces que son sourire, le sourire de ses yeux. Et ce n'est pas tout, elle a ajouté dans le paquet qui sentait si bon la verveine deux écheveaux de la merveilleuse Malabrigo que j'avais sans doute trop admirée chez elle... la prochaine fois, je me mordrai la langue...
Merci FIFANE, merci, merci, mais maintenant, s'il te plaît, arrête ces folies et pense un peu à toi !
17 novembre 2009
fils improbables - improbables hilos
Evidemment quand Clotho a montré ce truc, sa mère lui a dit dans une grimace qu'elle avait "fait mieux"...
C'est sûr, devant les restes, même Clotho était perplexe. Gros mohair plutôt mauve, mérinos purée de potiron, tweed encre violette, pure laine céladon et tweedée bleue... ric-rac au niveau des quantités, des trucs défaits, refaits, des pelotes orphelines du temps où on comptait en francs, bref un méli-mélo qui n'allait pas encore finir enfoui dans un plaid, Clotho têtue voulait un pull. Mais Clotho rêve toujours d'une robe couleur du temps.
14 novembre 2009
vieilleries... - antiguallas
C'était il y a plusieurs années, Clotho en avait crocheté plusieurs paires, au feeling, avec des pelotons qui traînaient, et elle avait taillé la semelle dans le cuir d'un vieux canapé déshabillé. Les plus jolis étaient bleu marine avec des pompons orangés... mais ils sont morts depuis longtemps !
Elle n'osait pas vous les montrer, ils sont un peu élimés, mais aussi de peur de devoir encore répondre : non, pas de tuto, tout "au pif", et désolée, pas le temps de vous expliquer.
Or voici que grâce à Kirimu chez les GM, vous avez aujourd'hui un lien qui vous donne un modèle japonais très approchant. Une fois sur le site, il faut cliquer à droite des chaussons rouges, près des petits schémas pour obtenir la grille en pdf.
12 novembre 2009
marine - marina
Elle...
Aile...
Elle danse au bord de l'abysse, marine, et si profond que toute image résiste à la capture.
Elle voulait de Staël, je lui ai demandé l'enfance...
A quatre mains, donc, cet échange crochet contre couture soignée, et de l'abysse la voici qui émerge, avec cette blouse à quatre bras que je désespère de pouvoir photographier. Elle, c'est Rose Chiffon.
Qu'importe ma maladresse, vous aurez les flots, le plus profond, là où se love ce qui ne peut ni se dire ni se montrer.
07 novembre 2009
correspondances - correspondencias
Encore une écharpe, direz-vous !
Mais celle-ci me fut soufflée par d'autres muses et ce fut comme un jeu qui m'obligea à réviser ma gamme de couleurs, moi qui, telle une rombière, me complais tant avec Bonnard...
Nicolas de Staël à Cantini.
« … elle cherche, elle cherche sur la ligne des matières, le point de flottaison, l’équilibre poignant qui tremble son rouge franc, en dépit des abîmes. Ce n’est pas du lointain que lui parvient Izri. Izri vient de l’abîme, de ces bleus impossibles dont elle ne peut pas dire s’ils sont de la surface ou bien de la profondeur… »
(M.Daumal, La Paix d'Izri, 2003)
(ah ! mais l'échelle me direz-vous ? toujours les fils arachnéens, en double pour donner du corps et chiner les couleurs...)


































